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Jean FILLET

Évêque d'Apt en 1390


Fils de Guillaume FILLET & x De La GRANGE
Né     à la Curée        Décédé en 1410

Il est également le neveu du Cardinal
de La Grange évêque d'Amiens

Le 17 Octobre 1390, Jean FILLET est nommé nouvel évêque d’Apt (Vaucluse) après la mutation de Géraud du Breuil. Jean n’était encore qu’un simple clerc, mais il avait pris le doctorat en droit. Il était archiprêtre de Roanne (Loire), au diocèse de Lyon, à quelques encablures de Vivans où il est né. Une promotion due en grande partie au cardinal Jean de la Grange son oncle (le frère de sa maman) qui avait une grande influence à la cour de Clément VII. Le premier des papes d’Avignon du Grand Schisme d’Occident. Il n’eut pas de peine pour arriver à l’épiscopat comme ses cousins Jean Boisy, évêque de Macon et Jean Rolland celui d’Amiens. Il sut faire honneur à son poste par ses qualités personnelles reconnues. Il était le bien venu à la cour du roi Charles VI, où il jouissait de l’amitié du duc d’Orléans. Conseiller de ce prince, il devint bientôt à l’aide de son puissant patronage, membre du grand conseil du roi. Paris et Avignon furent tour à tour sa résidence. Il prit pour grand vicaire Raimond Ripert, prévôt de la cathédrale de Sisteron qui reçut en son nom en 1396 l’hommage de Delphine de Sabran, veuve de Guiraud de Simiane seigneur d’Apt en partie, de Caseneuve et de Gordes. Jean FILLET était présent à Villeneuve le 6 novembre 1398, aux dernières dispositions prises en faveur de ses serviteurs par Jean de Rochechouart, archevêque d’Arles. En 1399, Benoit XIII le fit administrateur de l’église de Carpentras, alors sans évêque.
Il est envoyé en diplomate en Espagne, auprès d'Henri III qu'il rencontre dans les derniers jours du mois de janvier ou début février 1400. On est en plein schisme donc pas étonnant de voir un partisan du pape Benoit XIII faire savoir en Castille ce qu'était ce Jean Fillet, hypocrite, usurpateur de l'évêché de Carpentras ennemi acharné de Benoit XIII après avoir été son confident. Cette ambassade envoyée par Charles VI, comprennait également de Regnault de Folleville et Hugues Lenvoisié, doyen de Rouen. Il est nommé le 8 février 1403 , parmi les conseiller que consulta Gilles de Bellamère, évêque d’Avignon dans une question épineuse, et il est nommé avec de grandes éloges remarquable et un grand prédicateur. Le 17 février 1403, il faisait vidimer (certifier conforme) la cession faite à son église par la reine Jeanne, des droits que la cour avait possédés sur Saignon et Auribeau (fiefs du Vaucluse). En 1404, il reçut l’hommage de Louis de La Voute pour Saint-Martin. En 1406, il consacra l’église des Célestins d’Avignon et en 1407, celle de Saint-Pierre d’Apt. En 1409, il assista à Aix à la réunion des prélats de Provence, délibérant sur les affaires de l’église et l’extinction du schisme ; et par suite, il députa un représentant au concile de Pise.
Mais on doit surtout garder le souvenir de ce que fit Jean FILLET pour honorer les reliques de Sainte Anne et pour développer son culte. Il établit un prêtre chargé de recevoir et de conserver les offrandes qui étaient faites en son honneur. Il obtint de Benoit XIII une bulle donnée à Saint-Victor de Marseille le 17 avril 1404, dans laquelle est attestée la présence du corps de Sainte-Anne dans la crypte qui est sous le grand autel de la cathédrale, et il est défendu de rien détourner des oblations que les fidèles y apportaient. L’évêque avait formé le projet de faire fabriquer un beau reliquaire en argent, pour y renfermer la tête de la Sainte. Il put annoncer son dessein par une lettre circulaire du 4 novembre 1407, qui exhortait ses diocésains à l’aider par leurs générosités dans l’accomplissement de cette bonne œuvre, et accordait des indulgences à ceux qui y coopéraient. Il donna lui-même 100 florins d’or (1) pour commencer la chasse ; la dame de Caseneuve en légua tout autant, et de nombreuses et abondantes aumônes attestèrent la dévotion des Aptésiens envers leur vénérable patronne. Telle fut l’origine du riche reliquaire dans lequel reposa, jusqu’à la révolution, la principale relique de Sainte-Anne. Jean FILLET ne survécut pas longtemps à l’exécution de sa pieuse entreprise.
Il avait à une date non précisée, fait rebâtir à ses frais le château de la Curée à Vivans (Loire), là où il est né. Une maison forte qui a dut subir de gros dégâts suites aux invasions des troupes anglaises lorsqu’elles battirent le Forez en tout sens ou les Grandes Compagnies, puis les TardsVenus qui ravagèrent, sans être inquiétés, nos pays après la désastreuse bataille de Brignais (6 avril 1362). Il avait appelé auprès de lui son frère Louis FILLET qu’il fit élire « en la première dignité du chapitre de sa cathédrale. Il monta à cette dignité l’an 1408, s'y comporta très dignement et survécut à son frère de trois ans, car il mourut en l’an 1413 (3).
Il fit son testament le 6 septembre 1409, laissant ses biens aux Chartreux de Villeneuve et aux Célestins.
Sa date de décès est annoncée le 26 juin 1410 sur Gallia christana novissima de Joseph Hyacinthe Albanès(3).
On parle du 1er novembre 1410 dans le "Précis historique et statistique du département de la loire (forest) "(4).

1 - On peut estimer à environ 12 000€
2 - La Diana- Histoire du Forez Généalogie Fillet de la Curée.
3 - Histoire des archevêchés, évêques et abbayes de France 1899.
4 - Précis historique et statistique du département de la loire (forest) gallica.
source Gallica La France et le Grand Schisme d'Occident 1901.(115_01)


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